La défense des droits humains, un des axes majeurs de la vision d’Amnesty International, ne peut se réaliser d’une manière efficiente sans la participation des jeunes. L’organisation considère les jeunes comme des acteurs de changement sur qui il faut investir, d’où le renforcement de leurs capacités. Ce travail permet à Amnesty International de pérenniser les acquis en matière de droits humains, mais surtout d’assurer la relève pour asseoir une culture des droits humains. La formation permet donc aux jeunes de s’informer sur leurs droits, de se prendre en charge et de passer en action.
Les activités sportives et culturelles organisées pendant les vacances constituent un grand moment de rassemblement de jeunes dans les différentes régions. Elles offrent ainsi des opportunités de vulgarisation et de sensibilisation des jeunes sur les droits humains et les violences basées sur le genre.
A ce titre, Amnesty International Sénégal a organisé, entre mai et juin 2025, six (06) ateliers de formation à l’intention des membres des Associations culturelles et sportives (ASC) de Suelle, Bona et Diacounda Dindefelo, Tabadian Dialico et Samékanta Au total cent trente-neuf (139) jeunes, dont (04) personnes vivant avec un handicap, ont été formé-es sur les droits humains, les violences basées sur le genre, les discriminations et la protection des enfants.
Les thèmes sur la protection des enfants et surtout le référencement et la cybercriminalité ont amené les participant-es à partager leurs vécus et toutes violences dont ils/elles ont été témoins sans pouvoir agir, ceci par méconnaissance des voies et moyens existants.
En ce qui concerne, les jeunes vivant avec un handicap, très peu d’entre eux sont inclus dans les actions d’une manière transversale. En effet, il découle des constats des participants qu’on ne tient réellement pas compte de leurs besoins lors d’activités sportives et culturelles par exemple. En plus, dans les communautés et surtout en milieu rural, les familles ne facilitent pas leur participation parce qu’étant presque isolés. Les informations reçues, en termes de discrimination, de droits leur permettront donc de revoir les stratégies d’inclusion des jeunes vivant avec un handicap.
Lors de ces formation, la cybercriminalité a été une question très discutée notamment du fait de l’usage constant des outils numériques par les jeunes. Ce phénomène en vogue chez les jeunes nécessite un encadrement afin de renforcer leur protection. En effet, des cas de harcèlement, de menaces à l’encontre des filles ont été soulignés par les participant-es, ce qui a rendu davantage nécessaire la vulgarisation de la loi n° 2008-11 du 25 janvier portant sur la cybercriminalité.


