“Marquées à vie”, l’exposition-photo sur les femmes accusées de sorcellerie au Ghana

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, Amnesty international Sénégal a organisé une exposition photo sur les femmes accusées de sorcellerie au Ghana du 26 mars au 1er avril 2026.

En effet, le thème de cette année « Droit, justice et action pour toutes les femmes et les filles » met l’accent sur l’urgence d’agir afin de garantir l’égalité juridique et l’accès à la justice dans un contexte marqué par le recul des droits des femmes à l’échelle mondiale. C’est dans cette perspective qu’Amnesty International Sénégal apporte son soutien à ces femmes qui font face à des difficultés extrêmes.

L’objectif de cette exposition est de sensibiliser un public plus large, de contribuer à une meilleure compréhension des défis auxquels ces femmes sont confrontées, d’engager des acteurs régionaux et de créer un levier en faveur de la protection des droits des femmes dans toute la sous-région.

A travers ces photos des victimes, Amnesty International racontent leurs histoires et dénoncent les atteintes aux droits humains dont sont victimes ces femmes avec des conséquences pouvant allées jusqu’à la mort de la victime. En effet, les femmes qui survivent à ces accusations sont souvent contraintes de vivre dans des camps, ou leurs conditions de vies sont particulièrement précaires. Leur accès à des moyens de subsistance, à un logement décent, à de l’eau potable et à des services de santé de qualité est extrêmement limité les rendant dépendantes et de l’assistance extérieure. Le droit à la vie et à la sécurité des personnes concernées continue ainsi d’être gravement compromis.

Malgré l’ampleur du phénomène, les cas sont rarement signalés et font encore plus rarement l’objet d’enquête. Selon Oumy Sya Sadio, coordonnatrice de l’évènement, un projet de loi visant à lutter contre les accusations de sorcellerie a été élaboré afin de répondre à ce problème grave et urgent. Ce texte propose notamment de rendre illégales les accusations de sorcellerie en instaurant des sanctions dissuasives, de mettre en place des mécanismes de protection et d’accompagnements des personnes accusées incluant des refuges sécurisés, un soutien psychologique et des programmes de réinsertion sociale et d’offrir une voie juridique claire permettant aux victimes d’obtenir justice et réparation renforçant ainsi l’Etat de droit.

Amnesty international demande aux autorités ghanéennes de promulguer cette loi dans les plus bref délais afin de renforcer la protection des droits humains de ces femmes et d’aligner le pays aux normes internationales. Vous pouvez soutenir cette campagne en signant notre pétition