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34.555 signataires originaires de 165 pays et territoires ont signé la pétition "GEAR"

21 juin 2010
El hadj Abdoulaye Seck

La pétition "Pour que soit renforcée la capacité des Nations unies à concrétiser les droits des femmes" remise ce 17 juin 2010 au Président de l’Assemblée générale des Nations unies

La pétition a été soumise à Monsieur Ali Abdussalam Treki président de l’Assemblée Générale pour l’établissement au Nations unies d’une agence nouvelle et forte pour la protection des droits des femmes. A cette occasion, Seydi GASSAMA d’Amnesty International Sénégal a souligné qu’il était important pour lui « de rencontrer le Président de l’Assemblée Générale afin de prouver que cela n’est pas simplement une préoccupation des femmes mais de tous les défenseurs de droits humains ».

Les Nations unies représentent une force de galvanisation pour la définition de nouvelles normes et obligations internationales visant à protéger et promouvoir les droits fondamentaux des femmes, en particulier de celles exposées à la violence ou confrontées à la pauvreté. Toutefois, pour soutenir la mise en œuvre de ces accords internationaux au niveau national, l’organisation manque cruellement de fonds et dispose de moyens trop insuffisants. Dans la pratique, la capacité des femmes de par le monde à jouir pleinement de leurs droits en a été limitée.

Les quatre petits organismes des Nations unies dédiés exclusivement aux questions relatives aux femmes ne disposent pas du statut, des fonds et de la présence dans les pays nécessaires pour que le système onusien dans son ensemble et les autorités nationales respectent entièrement leurs obligations. D’autres organismes de l’organisation, de plus grande taille, peuvent obtenir des résultats tangibles, mais la promotion des droits fondamentaux des femmes et de l’égalité des genres ne constitue généralement qu’une part infime de leur mandat. Par ailleurs, aucun de ces organismes ne soutient comme il se doit le travail important réalisé par celles et ceux qui militent en faveur des droits des femmes.

En septembre 2009, après des années d’action assidue de la part des défenseurs des droits des femmes dans le monde entier, les 192 États membres de l’Assemblée générale des Nations unies ont fini par adopter une résolution demandant la création, au sein des Nations unies, d’un organisme chargé des femmes qui soit consolidé et doté de plus de pouvoirs.

À cette fin, il faut que le nouvel organisme chargé des femmes bénéficie de toute urgence du soutien politique durable de tous les États et de fonds substantiels pour être mis en place de manière efficace et être une réussite.
Un réseau mondial composé de plus de 300 groupes œuvrant en faveur des femmes, des droits humains et de la justice sociale, et représentant des millions de personnes, militent pour la création, au sein des Nations unies, d’un nouvel organisme chargé des femmes qui soit suffisamment fort pour assurer la protection et la promotion efficaces des droits fondamentaux des femmes.

En sa qualité de représentant des 192 États membres des Nations unies, le président de l’Assemblée générale, Ali Abdussalam Treki, peut contribuer à faire de la mise en place de cette nouvelle entité une priorité pour que celle-ci soit entièrement opérationnelle en 2010, où nous célébrerons le quinzième anniversaire de la conférence mondiale sur les femmes à Pékin.

Le nouvel organisme des Nations unies chargé des femmes doit disposer :

• ¬ d’une couverture mondiale et de la présence indispensable dans les pays, ainsi que d’un mandat fort, en termes d’élaboration de politiques comme de mise en œuvre des programmes, afin d’améliorer réellement le sort des femmes dans le monde entier ;

• ¬ de mécanismes de reddition des comptes aux niveaux national et international, notamment par une implication significative de la société civile, et plus particulièrement des organisations non gouvernementales de femmes ;

• ¬ de ressources considérables et stables, afin de pouvoir répondre aux attentes et produire les résultats requis à tous les niveaux concernés. Il doit recevoir un budget minimum initial d’un milliard de dollars (668 millions d’euros approximativement), qui devra être réévalué avec le temps ;

• ¬ d’un(e) secrétaire général(e) adjoint(e) désigné(e) en 2010 pour diriger l’organisme.

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