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Séminaire régional sur la prévention de la torture en Afrique

29 avril 2010
seydi

La torture est l’une des violations les plus graves des droits fondamentaux de la personne. Elle porte atteinte à sa dignité, à son intégrité physique et psychique et peut avoir des conséquences graves pour sa famille et sa communauté.

Malgré son interdiction absolue inscrit dans le droit international, la torture reste pratiquée dans bien des endroits. En conséquence, des acteurs nationaux, régionaux ou internationaux, ont décidé d’agir :

Du 27 au 28 avril 2010, l’Association pour la prévention de la torture (APT) et Amnesty International Sénégal, en collaboration avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (ACHPR), organisent conjointement une conférence régionale sur le Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (OPCAT1). Cette Conférence, qui est organisée à un moment opportun, se tiendra à Dakar, Sénégal, sous les auspices du Ministère de la Justice sénégalais.

Plus de 60 personnes provenant de pays africains Etats parties2 à l’OPCAT ainsi que des États signataires3 qui se trouvent à un stade avancé de ratification participeront à la Conférence (soit 16 Etats au total). Celle-ci rassemblera des représentants4 de Ministères gouvernementaux, d’Institutions nationales de droits de l’homme, de mécanismes nationaux de prévention, de mécanismes de droits humains des Nations Unies, de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, d’agences des Nations Unies, d’organisations internationales, d’organisations régionales ainsi que d’organisations de la société civile.

La Conférence se donne comme objectifs de promouvoir la ratification et la mise en œuvre de l’OPCAT, afin d’établir et d’assurer le fonctionnement efficace des mécanismes nationaux de prévention. Elle encouragera l’échange d’expériences et de bonnes pratiques à ce sujet. La Conférence posera également les bases pour une coopération entre mécanismes nationaux de prévention émergeants en Afrique afin de créer des synergies entre eux et d’autres acteurs de la prévention de la torture aux niveaux national, régional et international.

Les débats mèneront à l’adoption d’une série de recommandations substantielles et techniques. Celles-ci pourront servir de lignes directrices pour les États dans la mise en place et le fonctionnement des mécanismes nationaux de prévention. Ces recommandations pourraient aussi servir d’outil de plaidoyer et de dialogue pour les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, y compris au sein des institutions politiques et économiques au niveau sous-régional. A la fin de la Conférence, une « déclaration » devrait être adoptée, rappelant l’interdiction universelle de la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le besoin et l’obligation de prévention. La déclaration appellerait aussi les États parties à ratifier et mettre en œuvre l’OPCAT.

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