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Amnesty interpelle le ministre des Affaires étrangères saoudien à Bruxelles

23 février 2018

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Ce vendredi 23 février, des militants d’Amnesty International ont profité de la venue du Ministre des Affaires étrangères saoudien au Palais d’Egmont, où il a donné une conférence sur la politique étrangère de son pays, pour dénoncer au moyen d’une banderole et de panneaux la réalité de cette politique, qui viole gravement le droit international humanitaire et les droits humains, comme c’est le cas au Yémen.

« Alors que dans un mois cela fera quatre ans que la guerre au Yémen a débuté, la venue d’Adel Al-Jubeir à Bruxelles est l’occasion de dénoncer ce qu’est véritablement la politique étrangère de Riyad et de rappeler les bombardements aveugles touchant les civils et une crise humanitaire qui ne fait qu’empirer dans ce pays, où la coalition menée par l’Arabie saoudite se rend coupable de crimes de guerre », explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. Voir aussi : Les civils : premières victimes de la guerre oubliée du Yémen

L’organisation de défense des droits humains pointe en effet que de graves atteintes au droit international humanitaire et relatif aux droits humains sont commises par toutes les parties au conflit, notamment par la coalition menée par l’Arabie saoudite. Cette dernière se livre en effet à des frappes aériennes sur des régions contrôlées ou revendiquées par les Houthis et leurs alliés, le plus souvent de manière aveugle et disproportionnée, voire en visant directement des civils et des biens à caractère civil, ce qui constitue des crimes de guerre.

Dans ce contexte, Amnesty International demande notamment que les populations et les infrastructures civiles cessent d’être prises pour cible, qu’il soit mis un terme au recours à des armes dont l’action est par nature indiscriminée ou qui font l’objet de manière générale d’une interdiction internationale et qu’une aide humanitaire impartiale soit apportée rapidement et sans entrave aux civils qui en ont besoin. Voir aussi : Yémen : Les civils restent pris au piège dans le conflit

L’organisation saisit l’occasion de cette visite pour rappeler que malgré ces violations massives du droit international, la Région wallonne continue de vendre des armes à l’Arabie saoudite, violant non seulement le décret wallon, qui interdit précisément la vente d’armes à un pays qui risque de commettre de graves violations des droits humains et/ou du droit international humanitaire, mais aussi le droit européen et le Traité sur le commerces des armes, que la Belgique a ratifié en 2014.

« Il est grand temps que la Wallonie cesse de transférer des armes à l’Arabie saoudite. Ce faisant, elle ne ferait que respecter ses obligations et se montrerait à la hauteur des valeurs qu’il prétend défendre », insiste Philippe Hensmans.

Dans une pétition adressée à Willy Borsus, le Ministre-Président wallon, Amnesty International demande ainsi à la Région wallonne de garantir un régime de contrôle « efficace et transparent » et de cesser de livrer des armes aux États qui pourraient les utiliser pour des violations graves du droit international humanitaire, comme l’Arabie saoudite.

Voir en ligne : https://www.amnesty.be/infos/actual...

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