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Royaume-Uni : La Cour suprême examine les contestations relatives à la loi sur l’avortement en Irlande du Nord

24 octobre 2017

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« Les juges de la Cour suprême ont l’occasion de remédier à des siècles d’atteintes aux droits humains. Nous les prions instamment de la saisir. » – Grainne Teggart

Amnesty International sera présente à titre d’intervenant dans une affaire décisive auprès de la Cour suprême qui débute le 24 octobre et remet en cause la législation sur l’avortement en vigueur en Irlande du Nord.

Dans le cadre de cette affaire, la Cour suprême va examiner si la loi nord-irlandaise bafoue les droits des femmes en n’autorisant pas l’avortement lorsque la grossesse résulte d’un crime sexuel ou lorsque le fœtus présente des malformations mortelles.

Grainne Teggart, chargée de campagne sur l’Irlande du Nord à Amnesty International, a déclaré :

« Nous ne pouvons pas laisser perdurer une situation intolérable qui traite les femmes en Irlande du Nord comme des citoyens de seconde zone, les privant de soins médicaux et du contrôle sur leur propre vie. Voir aussi : Royaume-Uni : Royaume-Uni doit préserver son système actuel de protection des droits humains

« Pendant des générations, les responsables politiques en Irlande du Nord ont manqué à leur devoir envers les femmes et n’ont pas protégé leurs droits. Il est temps que la Cour suprême intervienne et fasse ce que notre gouvernement ne fait pas : protéger les droits des femmes et des jeunes filles négligés depuis trop longtemps dans une région du Royaume-Uni.

« Les juges de la Cour suprême ont une occasion unique de remédier à des siècles d’atteintes aux droits humains. Nous les prions instamment de la saisir. Il est temps que les choses changent. »

Lors de sa première grossesse, Sarah Ewart était enceinte d’un fœtus souffrant d’une malformation mortelle. Elle a dû se rendre en Angleterre pour interrompre sa grossesse, car les lois nord-irlandaises ne l’autorisaient pas à bénéficier de ces soins dans la région. Sarah Ewart sera également présente en tant qu’intervenante aux côtés d’Amnesty International.

Sarah Ewart a déclaré :

« Je suis une femme ordinaire qui a souffert d’une tragédie familiale très personnelle, que la loi nord-irlandaise a transformé en véritable cauchemar.

« J’ai rejoint Amnesty dans ce combat devant les tribunaux parce que cette affaire est importante pour ma vie comme pour celle d’autres femmes qui continuent d’être affectées par la loi en vigueur en Irlande du Nord.

« J’ai le sentiment d’être abandonnée par notre gouvernement qui a le devoir de protéger nos droits. L’incapacité de nos responsables politiques à légiférer en faveur du changement ne m’a pas laissé d’autre choix que de me tourner vers les tribunaux pour faire respecter mes droits.

« J’espère que la Cour suprême va apporter ce changement dont j’ai – comme d’autres femmes – tant besoin et que nous attendons depuis si longtemps. »

En 2015, la Haute Cour de Belfast a statué que la loi sur l’avortement en Irlande du Nord bafouait les droits des femmes, mais ce jugement a été annulé en juin 2017.

Voir en ligne : https://www.amnesty.be/infos/actual...

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