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Corée du Sud : la liberté de manifester menacée

31 mai 2017

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La Corée du Sud doit immédiatement libérer le dirigeant syndical Han Sang-gyun, a déclaré Amnesty International après que la Cour suprême du pays a rejeté le dernier appel de sa condamnation à trois ans d’emprisonnement.

Han Sang-gyun a été tenu responsable d’affrontements sporadiques entre d’autres personnes et la police, en raison de son rôle dans l’organisation d’une série de manifestations largement pacifiques contre le gouvernement en 2014 et 2015. Il a déjà passé un an et demi en détention.

« Han Sang-gyun ne devrait pas être emprisonné en raison de l’exercice de ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. La décision d’aujourd’hui est un nouveau coup porté à la justice et aux droits humains en Corée du Sud », a déclaré Nicholas Bequelin, directeur régional pour l’Asie de l’Est à Amnesty International.

« Le président Moon Jae-in doit montrer que le nouveau gouvernement soutient pleinement le droit à la liberté de réunion pacifique et doit mettre fin à ces persécutions injustes. »

La décision prise mercredi 31 mai par la Cour suprême intervient peu de temps après que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a publié une opinion dans laquelle il déclarait que l’inculpation de Han Sang-gyun bafouait ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique et que sa détention était arbitraire. Amnesty International se joint au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire et demande la libération immédiate de Han Sang-gyun.

L’affaire de Han Sang-gyun met en lumière la réduction de l’espace pour le droit à la liberté de réunion pacifique sous l’ancien gouvernement. Il avait été arrêté le 10 décembre 2015 et condamné à cinq ans d’emprisonnement lors de son premier procès en juillet 2016 pour des accusations portées notamment au titre de la Loi relative aux rassemblements et aux manifestations du pays. Sa peine avait été ramenée à trois ans de prison le 13 décembre 2016, à l’issue de la procédure en appel.

Voir en ligne : https://www.amnesty.be/infos/actual...

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