Categories

Accueil > Actualité > Communiqués de presse internationaux > La mission d’établissement des faits doit être mise en place

La mission d’établissement des faits doit être mise en place

24 mars 2017

<https://www.amnesty.be/local/cache-...>

La mission d’établissement des faits disposant d’un mandant international pour enquêter sur les violations des droits humains au Myanmar est très attendue, nécessaire de toute urgence et n’a que trop tardé, a déclaré Amnesty International vendredi 24 mars.

« L’annonce de la création d’une mission d’établissement des faits internationale indépendante afin d’enquêter sur les violations des droits humains au Myanmar n’a que trop tardé. Suite à l’incapacité du gouvernement du Myanmar à mettre en place une enquête fiable sur les crimes des forces de sécurité à l’encontre des Rohingyas au nord de l’État d’Arakan, il est plus urgent que jamais qu’une équipe d’experts internationaux examine les allégations de violations dans cet État, ainsi que dans l’État kachin et au nord de l’État chan », a déclaré Champa Patel, directrice pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique à Amnesty International.

« Le gouvernement du Myanmar doit accueillir la mission d’établissement des faits et l’assister dans son travail par tous les moyens possibles. Le monde a le droit de connaître toute la vérité sur ce qui s’est passé, Amnesty International et l’ONU ayant établi que les violations des droits humains à l’encontre des Rohingyas pourraient s’apparenter à des crimes contre l’humanité. »

Complément d’information

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies doit nommer dans les plus brefs délais les membres de cette équipe afin qu’ils puissent commencer leur travail dès que possible.

Les membres doivent être sélectionnés sur la base de leur indépendance prouvée, de leurs qualifications, de leur expérience pertinente et de leur disponibilité pour commencer à travailler dès que possible. Amnesty International espère que les femmes seront représentées en nombre dans l’équipe de la mission d’établissement des faits.

Compte tenu des nombreuses informations qui nous sont parvenues faisant état de viols par les forces de sécurité de femmes et de filles dans l’État d’Arakan, l’équipe d’établissement des faits doit comprendre des experts sur le sujet des violences sexuelles et liées au genre, ainsi que sur les droits des enfants, ainsi que des chercheurs formés à aborder les victimes avec une délicatesse particulière.

Voir en ligne : https://www.amnesty.be/je-veux-m-in...

Partager