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Des utilisateurs de Facebook incarcérés doivent être libérés immédiatement

27 avril 2016

<http://www.amnesty.be/local/cache-v...>

copyright : © LIONEL BONAVENTURE/AFP/Getty Images

Au moins 12 personnes ayant publié des commentaires sur Facebook ont été arrêtées ou inculpées le 27 avril en vertu d’un nouvel ordre draconien émis par le chef du gouvernement militaire. Ces arrestations surviennent après que ces personnes se sont prononcées sur un projet controversé de nouvelle Constitution que le gouvernement militaire thaïlandais cherche à imposer.

Les utilisateurs de Facebook ayant été inculpés encourent désormais jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 200 000 bahts (5 715 dollars).

« Si des personnes ordinaires ne peuvent pas s’exprimer à propos d’une publication sur Facebook sans être menacées d’une peine de 10 ans derrière les barreaux et d’une lourde amende, quel espoir y a-t-il qu’un débat ouvert et honnête puisse avoir lieu sur le projet de Constitution du gouvernement militaire ? », a déclaré Josef Benedict, directeur des campagnes pour l’Asie du Sud-Est d’Amnesty International.

« Le gouvernement militaire thaïlandais doit immédiatement abandonner les charges retenues contre ces personnes et les relâcher sans condition. Ce n’est pas à un gouvernement de déterminer ce qui peut ou ne peut pas être dit à propos d’un référendum dans le cadre duquel les citoyens sont censés exercer leur propre jugement politique. »

Le gouvernement militaire thaïlandais a proposé un projet de Constitution sur lequel la population se prononcera à l’occasion d’un référendum le 7 août. En attendant, cependant, les autorités ont intensifié leur campagne de répression contre la liberté d’expression, qui est un droit fondamental.

Presque tous les jours, des personnes sont arrêtées et sanctionnées pour avoir tenu des propos, même anodins, sur certains événements politiques.

Somchai Sriusthiyakor, le commissaire électoral, a déclaré qu’il souhaite « faire un exemple  » de ceux qui publient, au sujet du projet de Constitution, des commentaires que les autorités désapprouvent.

Il a accusé ces personnes d’avoir « utilisé un langage grossier et choquant », avançant que les autorités seraient favorables à un débat se déroulant « de manière académique et privilégiant la raison et la logique. »

« Le commissaire électoral affirme vouloir un débat éclairé, mais les mesures adoptées par le gouvernement pour étouffer la dissidence indiquent que les autorités n’ont aucune tolérance pour les opinions différentes de la leur. »

Voir en ligne : http://www.amnesty.be/je-veux-m-inf...

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