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Les albinos en grave danger

3 mars 2016

<http://www.amnesty.be/local/cache-v...>

Une découverte macabre vient de montrer que les albinos, qui constituent une minorité très exposée, courent un grave danger au Malawi et qu’il faut, de toute urgence, que les autorités protègent ces personnes comme il se doit, a déclaré Amnesty International jeudi 3 mars.

En effet, la police a confirmé à l’organisation qu’elle avait retrouvé la tête du garçon de neuf ans qui avait été enlevé vendredi 26 février à son domicile, dans le village de Moto (district de Machinga, est du pays).

« La découverte de la tête d’un garçon de neuf ans qui avait été enlevé sous les yeux de sa mère illustre à quel point les personnes albinos sont en danger au Malawi. Il est urgent que la police mène une enquête approfondie et présente à la justice tous les responsables présumés de ce crime odieux, a déclaré Deprose Muchena, directeur du programme Afrique australe à Amnesty International.

« Il faut que l’État prenne immédiatement les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité des albinos et de leur famille, en particulier dans les districts frontaliers, et accorde une protection plus que nécessaire à ces personnes très exposées, dont les parties du corps font l’objet d’un trafic de plus en plus développé. Ces homicides rituels doivent cesser. »

Deux personnes albinos ont été tuées depuis le début de l’année 2016 et, à la connaissance d’Amnesty International, au moins 11 ont été victimes d’homicides rituels depuis décembre 2014. Cinq autres sont toujours portées disparues.

Face à l’absence de protection policière, des groupes d’auto-défense ont aussi commis des meurtres. Mardi 1er mars, une foule a brûlé vifs sept hommes qui auraient été en possession d’ossements appartenant à une personne albinos dans le district frontalier de Nsanje (sud du pays).

« Il est inacceptable que des groupes d’auto-défense se livrent à des violences contre des personnes soupçonnées de crimes, quels qu’ils soient. L’État doit encourager la population à faire appel à la police en cas de soupçons et celle-ci doit enquêter sur les faits dénoncés. Les citoyens ne peuvent pas faire justice eux-mêmes », a déclaré Deprose Muchena.

Voir en ligne : http://www.amnesty.be/je-veux-m-inf...

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