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Condamné à deux ans pour participation à une manifestation... fictive

27 janvier 2016

<http://www.amnesty.be/local/cache-v...>

La décision rendue le 27 janvier 2016 par la cour d’appel, qui a confirmé la peine de deux ans de prison prononcée contre cinq militants déclarés coupables d’avoir pris part à une manifestation en 2015, est un nouvel exemple du fonctionnement inique et arbitraire de la justice pénale en Égypte, a déclaré Amnesty International.

Le chirurgien et poète Ahmed Said comptait parmi les cinq militants arrêtés et incarcérés en novembre 2015 pour avoir soi-disant participé à une manifestation. Cependant, d’après les avocats de la défense travaillant sur l’affaire, il n’existe pas d’éléments concrets attestant que cette manifestation, mentionnée dans le rapport d’enquête de l’Agence de sécurité nationale, ait bien eu lieu.

Le rapport se fonde sur les investigations d’un seul agent de l’Agence de sécurité nationale, mais au moins deux des militants affirment avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements durant leur interrogatoire. Certaines des charges retenues contre les accusés, comme le fait de se réunir sans autorisation, enfreignent en elles-mêmes des normes internationales, car elles érigent en infraction l’exercice de droits protégés, tandis que d’autres, comme le fait de perturber la circulation, sont dénuées de tout fondement.

« Le verdict rendu aujourd’hui, au lendemain de l’anniversaire de la " Révolution du 25 janvier ", indique une nouvelle fois que le système de justice pénale en Égypte est totalement inadapté, a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« Ahmed Said et les autres militants n’auraient jamais dû comparaître en justice. Leur cas est un nouvel exemple affligeant de la campagne acharnée que mène le gouvernement pour faire taire les voix indépendantes et critiques en Égypte. »

Amnesty International continuera de demander la libération de ces cinq militants, à savoir Ahmed Said, Mostafa Ibrahim Mohamed Ahmed, Karim Khaled Fathy, Mohamed Abdel Hamid et Gamila Seryel Dain.

Lire la lettre qu’Ahmed Said a écrite depuis la prison en décembre 2015.

Voir en ligne : http://www.amnesty.be/je-veux-m-inf...

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