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CSDH. La nomination d’un militant politique actif compromet l’indépendance de l’institution

4 janvier 2016

Cette nomination compromet l’indépendance requise des institutions nationales de protection et de promotion des droits humains et remet totalement en cause tout le processus de réhabilitation du CSDH rétrogradé depuis une dizaine d’années au statut B suivant les principes de Pari

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), Amnesty International Sénégal, ARTICLE 19 Afrique de l’Ouest et la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) expriment leur préoccupation suite à la nomination d’un militant actif du parti présidentiel et maire de commune de surcroît à la présidence du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme (CSDH).

Depuis la création du Comité Sénégalais des Droits de l’homme en 1970, Institution Nationale des droits humains, c’est la première fois qu’un militant de parti politique est nommé à sa tête.

Cette nomination compromet l’indépendance requise des institutions nationales de protection et de promotion des droits humains et remet totalement en cause tout le processus de réhabilitation du CSDH rétrogradé depuis une dizaine d’années au statut B suivant les principes de Paris.

Tous les efforts consentis au Sénégal pour placer les droits humains au cœur des politiques publiques risquent d’être anéantis et l’institution décrédibilisée davantage. Le Président de la République a certes le pouvoir de nomination aux postes civils et militaires, mais une institution nationale de droits humains comme le CSDH est par définition apolitique, équidistante et indépendante et sa crédibilité est tributaire du profil de son président.

Le Sénégal, pays de référence en matière de droits humains ne manque pas de personnalités fortes et apolitiques qui connaissent les défis d’une telle institution, qui soient imbues des valeurs de justice, d’équité, et averties des enjeux de la promotion et de la protection des droits humains.

La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), Amnesty International Sénégal, ARTICLE 19 Afrique de l’Ouest et la Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) désapprouvent fortement cette nomination inappropriée et inopportune et exigent que dans les meilleurs délais cette erreur soit corrigée.

ONT SIGNE :
- Alassane SECK, L.S.D.H
- Aboubacry MBODJ, RADDHO
- Seydi GASSAMA, Amnesty International Sénégal
- Fatou JAGNE SENGHOR, ARTICLE19 pour l’Afrique de l’Ouest)

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