Categories

Accueil > Education aux DH > EADH et EEJ > A Dougué, le mariage précoce des filles aux immigrés freine la (...)

A Dougué, le mariage précoce des filles aux immigrés freine la scolarisation

10 mars 2015
El hadj Abdoulaye Seck

Dans le cadre de la mise en oeuvre du projet Education Empowerment Justice (EEJ), Mme Oumou Sakho a organisé à Dougué dans la région de Goudiry, un forum sur les mariages et les grossesses précoces en mettant l’accent sur l’approche droit et les mécanismes juridiques servant à faire face à ce fléau.

Le forum a vu la participation de plus de 250 personnes en présence du Maire de Dougué, le chef de village de Dougué, celui de Worolosi, l’Iman Ratib, l’infirmier chef de poste, les bandianou Gox, les membres des ASC, le club EDH du collège, les parents d’élèves, les enseignants, les représentants des organisation non gouvernementales notamment Tostan et la Croix rouge.

Les différents orateurs ont montré leur satisfaction de la venue d’AI dans leur localité et surtout salué le travail qui est fait pour le maintien des filles à l’école et l’éveil des consciences sur les méfaits des grossesses et des mariages précoces.

Dougué étant une zone de forte immigration où plusieurs jeunes ont abandonné l’école pour aller à l’extérieur, il a payé un lourd tribut cette année encore en pertes de vies humaines. En sus, les parents ont tendance à sortir les filles de l’école pour les marier à des immigrés en vue de leur assurer une vie meilleure.

Le club EDH a pu ressortir à travers le sketch et les poèmes, l’impact de ces mariages précoces sur la santé sexuelle et reproductive des filles, le travail des enfants, l’excision et les dispositions existantes qui punissent les violations des droits de l’enfant, notamment des jeunes filles.

Ce forum entre dans le cadre du projet EEJ mis en œuvre dans la région de Tambacounda où sept (7) collèges, une structure de formation professionnelle (GRETEF) et un lycée sont concernés .

Notons que le principal du collège de Dougué avait bénéficié en 2009 du projet Education aux Droits Humains (EDH) mis en œuvre dans son collège de Quinzambougou, dans la commune de Tambacounda. Fort de cette expérience, Monsieur Mamadou Barry a tenu à étendre les activités dans le collège où il est présentement nommé principal.

Cet intérêt exprimé au programme d’éducation aux droits humains au sein des structures scolaires se manifeste surtout par l’engagement des enseignants à utiliser ces techniques et méthodes afin que les droits humains soient une réalité dans leurs communautés.

Partager