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"L’usage de la torture relève de la mauvaise application des textes ou d’un excès de zèle"

26 avril 2013
El hadj Abdoulaye Seck

Saint-louis a accueilli ce 25 avril 2013 un séminaire de formation à l’attention des officiers de police judiciaire, directeurs des maisons d’arrêt et de correction, médecins psychiatriques et magistrats du parquet et du siège pour débattre de la pratique de la torture dans le cadre de la procédure pénale.

Souhaitant la bienvenue aux délégations de St louis, Louga et Matam, le gouverneur de la région de St louis a remercié les participants pour s’être déplacés en masse afin de prendre part aux échanges. Le responsable local d’Amnesty International Cheikh Tidiane Camara a rappelé que le thème est au cœur des préoccupations de l’organisation et se retrouve dans les principes de base de notre mandat. Proposer des recommandations pour éradiquer la torture et les mauvais traitements devrait être la préoccupation de tous les acteurs, ce qui renforcerait l’exigence de rendre compte et de respect des droits humains, bases d’une citoyenneté émergente.

A sa suite, la présidente de la section sénégalaise Naphy Samba KA a attiré l’attention sur l’importance pour toutes les parties concernées de partager l’information dans le but de prévenir la torture et réprimer les auteurs. L’existence de la torture au Sénégal ne fait plus de doute et les Etats sont tenus d’enquêter et de punir les acteurs d’actes de torture. AI a élaboré un programme en 12 points visant à mettre en place des instruments et des mécanismes pour mettre fin à la torture. ce qui devrait justifier le fait que la formation initiale et continue soit une priorité.

Pour l’Observateur national des lieux de privation de libertés Boubou Diouf Tall, il est nécessaire de réfléchir sur la problématique de la torture dans la procédure judiciaire. L’Etat du Sénégal est en train de travailler à trouver des solutions et salue le partenariat entre la société civile et les structures étatiques pour faire rayonner l’image du pays au niveau international. La torture est un fait ancien et le ministère de la justice s’emploie à y faire face. Un débat au niveau des instances gouvernementales a eu lieu à Dakar dernièrement, occasion au niveau de laquelle la garde des sceaux a admis la pratique de la torture. La solution reste la prévention par l’information, l’éducation et la formation des acteurs intéressés.

Le gouverneur a salué l’initiative et appelé les différents acteurs à dialoguer pleinement dans un esprit collaboratif. Le gouverneur a quand même tenu à préciser, avant de déclarer ouverte la session de formation, que la pratique de la torture relève de la mauvaise application des textes ou d’un excès de zèle

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